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Journée d’étude « Données de la recherche: enjeux, pratiques et services » du 23 juin 2016 à Nice (CR et supports)

(les vidéos de la manifestation seront mis en ligne prochainement)

La journée d’études organisée par l’Urfist Pacac, le 23 juin 2016, à Nice s’inscrivait dans le cadre de la thématique des Données de la recherche. Elle s’est déroulée en deux temps, la matinée qui était consacrée à un “Panorama des Données de la Recherche” et l’après-midi qui était consacrée aux “Services et Ressources” liés aux données de la recherche.

Résumé et supports des interventions ci-dessous

(Matin: Panorama des Données de la Recherche , modération: Michel Roland)

Introduction de la journée, Yasmine Belkacemi, Ingénieur Pédagogique Urfist PacaC, Université Nice Sophia Antipolis.
Yasmine Belkacemi a rappelé l’objectif de la journée: réunir les acteurs de la communauté académique pour leur permettre d’appréhender la gestion et le partage des données de la recherche.

Les “enjeux” des Données de la Recherche, Gabriel Gallezot, Co-responsable de L’Urfist PacaC, Université Nice Sophia Antipolis.

Gabriel Gallezot a présenté les données de la recherche dans le cadre de l’eScience. Il définit également les données de la recherche selon leur nature et selon leur cadre d’usage. Il insiste également sur le fait que ce “thème” des données de la recherche en contexte numérique est un projet régulièrement reconduit depuis les années 90’ et sans cesse renouvelé par les capacités de traitement et de visualisation. Puis, il expose les enjeux associés au dépôt des données de la recherche: Pourquoi publier les données de la recherche ? Quelles données déposer ? Quelles sont les procédures à mettre en place ? Où entreposer ses données ? Quel agenda doit être respecté ?

Support de l’intervention

Protection des données personnelles et professionnelles du chercheur, Franck Blanc, Correspondant Informatique et Libertés, Université Nice Sophia Antipolis.

Franck Blanc définit la notion de données personnelles et présente les dispositifs de protection actuellement en vigueur en France (CNIL) et en Europe. Il expose ensuite les nouvelles orientations introduites par le règlement européen en particulier pour les travaux de recherche.

Support de l’intervention

Le projet du SCD de Nice: une approche globale des données de la recherche, Mathieu Saby , Service Commun de Documentation, Université Nice Sophia Antipolis.

Mathieu Saby a présenté le projet du SCD de Nice, lancé formellement en juillet 2015. Le recueil des besoins des chercheurs est encore en cours, mais des actions de différentes natures ont déjà été réalisées ou programmées. Un premier volet concerne l’accompagnement à la gestion et au partage des données de la recherche, en lien avec la DirVed (Direction de la recherche, de la valorisation et des écoles doctorales) de l’université pour les projets européens Horizon 2020, et avec l’URFIST PacaC pour la formation des doctorants et la diffusion des matériaux d’auto-formation qui seront produits dans le cadre du projet Doranum. Un second volet vise à soutenir le processus de recherche en facilitant la manipulation de données, de documents et de métadonnées (extraction, nettoyage, enrichissement, visualisation, publication…), en lien avec Humanum pour les projets de SHS. Des expérimentations sont en cours et feront l’objet d’un bilan à l’automne.

Support de l’intervention

(Après-midi: Services et ressources – modération: Gabriel Gallezot)

Retour d’expérience : gérer les données d’un projet de recherche , Thierry Rosso, Ingénieur d’étude en anthropologie en production et analyse de données au sein Laboratoire d’Anthropologie et de Psychologie Cognitives et Sociales (LAPCOS), Université Nice Sophia Antipolis.

Thierry Rosso a présenté son expérience de gestion de données dans le projet de recherche ANR Colostrum, et répond aux questions d’éthique et de droit que la préparation, la collecte, le traitement, la diffusion et la réutilisation des données numériques de la recherche.

Support de l’intervention

NAKALA : Plate-forme pour déposer, documenter et diffuser les données de la recherche, Stéphane Pouyllau, directeur technique d’Huma-Num, Huma-Num

Stéphane Pouyllau présente l’un des services d’Huma-Num: NAKALA, qui permet aux équipes de recherche des SHS de déposer, documenter, partager leurs données numériques (fichiers texte, son, image, vidéo) dans un entrepôt sécurisé qui assure à la fois l’accessibilité aux données et leur citabilité dans le temps.

Support de l’intervention

DoRANum : Ressource de formation et d’auto-formation sur les Données de la Recherche.

Michel Roland, Co-responsable de L’Urfist PacaC, Université Nice Sophia Antipolis.
Viet Jeannaud, Ingénieur Pédagogique Urfist PacaC, Université Nice Sophia Antipolis.

Michel Roland et Viet Jeannaud présentent le projet DoRANum (Données de la Recherche : Apprentissage NUMérique à la gestion et au partage) qui a pour objectif de mettre en place un dispositif de formation à distance d’accès coordonné, intégrant différentes ressources d’auto-formation sur la thématique de la gestion et du partage des données de la recherche. Ils ont également présenté en avant-première le site de DoRANum (http://www.doranum.fr).
Florence Garelli a sollicité le public de manière ludique et pédagogique pour participer à un sondage sur leurs besoins et attentes en matière de gestion des données de la recherche. Réalisé à l’aide de l’outil Plickers, d’un smartphone et de QR code, les réponses des participants ont pu être projetées en direct sur l’écran.

Support de l’intervention

“Les Données de la Recherche : enjeux, pratiques et services”, le 23 juin

Journée d’étude : les Données de la Recherche : enjeux, pratiques et services

l’Urfist de Nice organise le 23 juin 2016 une journée d’étude consacrée aux données de la recherche.

L’objectif de cette manifestation est de permettre aux acteurs de la communauté académique d’appréhender la gestion et le partage des données de la recherche. Elle est prioritairement destinée aux chercheurs, enseignants-chercheurs, doctorants et Professionnels de l’information Scientifique et Technique.

Cette journée se tiendra à l’Université Nice Sophia Antipolis, Campus St Jean d’Angely, de 09h à 16h30.

L’inscription est gratuite, mais obligatoire, et s’effectue sur Sygefor.

Contact :  urfist@unice.fr

 

—– Programme —–

• 09:00 accueil / café

• 09:30 – 10:00 –  Introduction de la journée:
Yasmine Belkacemi (Urfist, Université de Nice)

(Matin: Panorama des Données de la Recherche , modération: Michel Roland)

• 10:00 – 10:30 — Les “enjeux” des Données de la Recherche
Gabriel Gallezot (Urfist, Université de Nice)
Pourquoi publier les données de la recherche ? Quelles données déposer ? Quelles sont les procédures à mettre en place ? Où entreposer ses données ? Quel agenda doit être respecté ?
Il s’agit avec ces quelques questions d’esquisser les enjeux associés au dépôt des données de la recherche.

• 10:40 – 11:10 — Protection des données personnelles et professionnelles du chercheur
Franck Blanc (CIL, Université de Nice)
Que doit-on entendre par la protection des données personnelles ?
Comment cette protection est organisée en Europe et en France actuellement ?
Et demain :  le règlement européen. Quelles sont les nouvelles orientations notamment pour les travaux de recherche ?

• 11:20 – 11:50 — Le projet du SCD de Nice: une approche globale des données de la recherche
Mathieu Saby (SCD, Université de Nice)
Dans le cadre d’une démarche générale de renforcement de ses services aux chercheurs, le SCD de Nice a mis en place à la rentrée 2016 une réflexion globale sur les données de la recherche. Nous présenterons les enjeux, les partenaires, les axes principaux de ce projet. L’étape actuelle articule une dimension exploratoire et des expérimentations concrètes, tant dans le domaine de la gestion et du partage de données que dans celui de l’extraction, de la visualisation et du traitement semi-automatisé de données.

__ Déjeuner libre__

(Après-midi: Services et ressources – modération: Gabriel Gallezot)

•  14:00 – 14:30 — Retour d’expérience : gérer les données  d’un projet de recherche
Thierry Rosso (LAPCOS, Université de Nice)
Les données produites lors de programmes de recherches en sciences humaines et sociales sont multiples et de différents formats (textuelles, numériques, audiovisuelles).
C’est à travers des retours d’expériences de programmes de recherches que les questions d’éthique et de droit que posent en sciences humaines et sociales la préparation, la collecte, le traitement, la diffusion et la réutilisation des données numériques de la recherche seront abordées.

• 14:50 – 15:20 — NAKALA : Plate-forme pour déposer, documenter et diffuser les données de la recherche.
Stéphane Pouyllau (Huma-Num)
NAKALA est un service de la très grande infrastructure de recherche Huma-Num qui permet à des équipes de recherche en SHS, qui en font la demande, de déposer leurs données numériques (fichiers texte, son, image, vidéo) dans un entrepôt sécurisé qui assure à la fois l’accessibilité aux données et leur citabilité dans le temps. Les technologies mises en oeuvre permettent notamment de rendre interopérables les métadonnées, c’est-à-dire la possibilité de pouvoir les connecter à d’autres entrepôts existants, et de les rendre moissonnables par des services spécialisés tel que ISIDORE. NAKALA s’inscrit dans un dispositif cohérent de services mis en place par la TGIR Huma-Num pour faciliter l’accès, le signalement, la conservation et l’archivage à long terme des données numériques de la recherche en SHS.

• 15:30 – 16:00 – DoRANum : Ressource de formation et d’auto-formation sur les Données de la Recherche
Michel Roland (Urfist, Université de Nice) , Viet Jeanneaud (Urfist, Université de Nice)
Le projet DoRANum (Données de la Recherche : Apprentissage NUMérique à la gestion et au partage) a pour objectif de mettre en place un dispositif de formation à distance d’accès coordonné, intégrant différentes ressources d’auto-formation sur la thématique de la gestion et du partage des données de la recherche.

Conclusion :
Gabriel Gallezot (Urfist, Université de Nice)

 

Formation « Open Science et données de la recherche » sur le campus Trotabas

Le support de la formation est ICI.

Formation doctorale « Veille numérique » sur le campus Trotabas

Le support de la formation du 21 avril 2016 est ici:

Veille numérique: mécanisme et outils

Stages à Nice et Marseille: places disponibles

Formation doctorale « Veille numérique » sur le campus Carlone

Le support de la formation du 31 mars 2016 est ici:

Veille numérique: mécanisme et outils

stages du mois d’Avril 2016

Il reste encore quelques places disponibles pour les sessions suivantes:

  • 19/04/2016 – Open Science et données de la recherche, 9:30 – 12:30, Marseille
  • 25/04/2016 – Publiciser ses travaux de recherche : être (re)connu, 13:00 – 15:00, Nice.
  • 25/04/2016 – Créer son blog/site personnel sur WordPress / E. Jardin, 9:00 – 16:00, Marseille
  • 26/04/2016 – Écrire pour le Web sur une interface WordPress / E. Jardin, 9:00 – 16:00, Marseille
  • 28/04/2016 – Créer son blog/site personnel sur WordPress / E. Jardin, 9:00 – 16:00, Nice
  • 29/04/2016 – Écrire pour le Web sur une interface WordPress / E. Jardin, 9:00 – 16:00, Nice
  • 29/04/2016 – Analyse de discours et statistique lexicale : le logiciel Iramuteq (méthode Reinert, similaire à Alceste) / E. Marty, 9:30 – 17:00, Marseille.
  • 02/05/2016 – Recherche d’informations sur Internet (perfectionnement) : méthodologie et outils disponibles / A. Bouchard, 9:30 – 17:00, Marseille.
  • 03/05/2016 – Cartes heuristiques : éléments théoriques et usages en contexte universitaire / A. Bouchard, 9:30 – 16:30, Marseille,.
  • 09/05/2016 – Du diagnostic des traces à l’élaboration d’une stratégie de présence numérique / E. Jardin, 9:00 – 16:00, Nice
  • 10/05/2016 – Du diagnostic des traces à l’élaboration d’une stratégie de présence numérique / E. Jardin, 9:00 – 16:00, Marseille
  • 10/05/2016 – Atelier extraction des données du web, webscraping / S. Ben Amor, 10:00 – 17:00, Nice
  • 24/06/2016 – ResearcherID, ORCID, IdHAL… Enjeux et perspectives des identifiants chercheurs / P. Aventurier, 13:30 – 17:30, Nice

Les inscriptions s’effectuent sur la plateforme Sygefor3 : https://sygefor.reseau-urfist.fr/#!/

Les personnes qui disposent déjà d’un identifiant sur Sygefor3 doivent seulement s’inscrire aux sessions (ne pas créer un nouveau compte, un rappel de mot de passe est possible)

Les personnes qui de ne disposent pas encore d’un identifiant peuvent s’inscrire avec leur sésame universitaire (ils devront en revanche porter une attention particulière à leur adresse électronique. L’acceptation aux stages et les convocations sont envoyées par ce moyen de communication).

L’ensemble de la programmation est mis à jour sur cette page : http://sygefor.reseau-urfist.fr:8080/nice/sessions

Formations doctorales à l’Université de Corse

Journée d’études : Questionner l’analyse et la visualisation de données (AVD), Le 6 Nov 2015 à Sophia Antipolis

Depuis une vingtaine d’années, la production nativement numérique et la numérisation croissante de données de tous ordres (textuelles, chiffrées, relationnelles, etc.) a considérablement facilité leur archivage, leur circulation, leur consultation et leur manipulation, dans des agencements dont la diversité n’a d’égale que celle des fins auxquelles ces données sont convoquées. Aujourd’hui, qu’il s’agisse de journalisme, de gestion de l’information, de communication, de culture, de littérature, des politiques publiques, du droit ou encore du marketing, les champs de pratiques socio-professionnelles sont confrontés à une masse considérable de données.

Dans le domaine de la recherche en sciences humaines et sociales relative à ces champs, ces données sont porteuses de riches potentialités, mais leur ampleur et leur caractère parfois chaotique peuvent décourager le chercheur. Pourtant, des méthodes et outils spécifiques, parfois désignés sous le vocable « digital methods », ont été progressivement pensés et développés pour faciliter la (re)construction de sens à partir de volumes plus ou moins importants de données. Indexation, crawling ou web scraping, archivage et gestion de bases de données, statistique classique et analyse de données textuelles, analyse de contenu et traitement automatique des langues, graphes de réseaux et cartographies du web, ou encore infographie et modes de visualisation : ces « techniques intellectuelles », distinctes et assemblées, se trouvent à la croisée de divers champs de recherche et concernent très directement les sciences de l’information et de la communication pour explorer, expliquer, synthétiser ou simplement présenter des faits.

Ces méthodes et outils d’agencement informationnel ou de redocumentarisation permettent une herméneutique des corpus et ont une réelle portée heuristique, que cette journée d’études ambitionne de présenter, détailler, croiser et interroger.

En même temps, force est de constater que cette immixtion du numérique dans nos activités quotidiennes s’est produite subrepticement, sans débat ni discussion, dans une forme d’imposition par l’adhésion immédiate (et donc irréfléchie) d’usagers divers dont l’enthousiasme était motivé par nombre de promesses d’ordre sémiotique (l’intelligibilité du monde à moindre coût cognitif), socio-politique (l’émancipation des individus par la démocratie digitale), économique (dans un marché libertaire débarrassé des lourdeurs bureaucratiques).

Portées par des idéologies et des mythologies ambivalentes (et souvent contradictoires), les potentialités socio-techniques du numérique se sont actualisées dans des sociétés hétérogènes, et sont elles-mêmes porteuses d’enjeux et de mécanismes parfois flous ou obscurs qu’il s’agira ici de mieux cerner:

Dans le cadre de cette journée d’études centrée sur l’Analyse et la Visualisation de Données (AVD), les réflexions interrogeront essentiellement deux aspects : les outils, techniques, formats et processus de l’AVD d’une part, les enjeux économiques, socio-politiques et socio-sémiotiques de la mobilisation de ces techniques intellectuelles d’autre part.

 

Inscription gratuite mais obligatoire : https://sygefor.reseau-urfist.fr/#!/training/5575/6042

 

___ Programme ____

08:30 : Accueil

09:00 : Ouverture
- Denis Pascal, Directeur de l’IUT Nice-Côte d’Azur
- Sylvie Mellet, Vice-présidente de la Commission Recherche de l’Université de Nice Sophia Antipolis
- Gabriel Gallezot, Maître de Conférences en Sciences de l’Information et de la Communication, Université Nice Sophia Antipolis, laboratoire I3M

09:30 – Au coeur de l’AVD
A travers la présentation de résultats d’analyse et de visualisation de données, il s’agit de montrer l’intérêt de cette activité, l’attractivité des résultats mais également de décortiquer des processus complexes et l’appréhension des représentations proposées.

* Analyse, modes de visualisation, représentation et interprétation des données

09:30 ——- L’histoire de l’art de raconter une histoire avec les données
Samy Ben Amor , Institut Ingémédia, UFR en sciences de l’information et de la communication, université de Toulon, laboratoire i3M

09:50 ——- Ryoji Ikeda : une réponse esthétique à la question technique
Hervé Zénouda, Maitre de conférences en sciences de l’information et de la communication, Université de Toulon, laboratoire I3M

10:10 ——- Logométrie et discours politique
Damon Mayaffre , Chargé de recherches au CNRS, Directeur de l’UMR 7320, Bases, Corpus, Langage

10:30 ——- Analyse des réseaux sociaux numériques : étude de cas sur le réseau social Twitter à l’aide du logiciel statistique open source R
Cyril Papon, IRENav (Naval Academy Research Institute), Lanvéoc-Poulmic

10:50 ——- Visualisation interactive de connaissances géographiques incertaines : Le cas de la spécialisation sociale dans l’aire métropolitaine azuréenne
Giovanni Fusco, Chargé de Recherche CNRS, UMR ESPACE, Université Nice Sophia Antipolis

11:10 – Pause 20 min

* Exploration, extraction, codage et catégorisation des données

11:30 ——- Visualisations pour l’analyse technométrique
David Reymond, Maître de conférences en sciences de l’information et de la communication, Université de Toulon, laboratoire I3M

12:00 ——- AVD : un nouveau rapport du sujet à l’information ?
Jacques Araszkiewiez, Maître de conférences en sciences de l’information et de la communication, Université de Nice Sophia Antipolis, laboratoire I3M

Pause déjeuner … buffet

* Enjeux et effets de l’analyse et la visualisation des données selon 3 terrains d’application

14:00 – Journalisme de données : nouveau récit journalistique ?
Le datajournalisme, c’est exploiter des bases de données volumineuses pour en tirer de l’information et la présenter de façon compréhensible au public. Cet aspect didactique est central. Certains voient dans le datajournalisme un rôle de médiateur à reconquérir pour le journaliste et une sorte de nouvel idéal de la profession. La pratique du datajournalisme n’est pourtant pas un gage de qualité et de fiabilité. Car paradoxalement, le fait brut, la donnée pure peut aussi être l’ennemie du journalisme. En effet, par son apparente objectivation d’une réalité saisie de manière technique ou statistique, le datajournalisme peut occulter les enjeux inhérents au récit journalistique traditionnel (mettre en récit l’actualité en répondant aux 5 W, en se fiant à des sources et par des techniques de recueil identifiées). Ne peut-il pas alors ouvrir la voie à une nouvelle forme de “storytelling technocentré”, potentiellement manipulatoire?

- Sana Sbouai, Journaliste, co-fondatrice du Pure player inkyfada.
- Nikos Smyrnaios, Maître de conférences en sciences de l’information et de la communication, à l’IUT A de l’Université Toulouse 3, laboratoire LERASS.
- Discutante: Valérie Croissant, Maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Institut de la communication, Université Lyon 2, Laboratoire ELICO.

15:15 – SIG et outils cartographiques au service d’une meilleure appréhension du territoire?
Le territoire source d’information inépuisable et continuellement renouvelée n’a cessé d’être interprété. De la « carta » à la « mapa » se jouent des traductions, des lectures spécifiques d’éléments factuels issus du terrain. On pensera bien entendu aux relevés topographiques, mais également à la somme considérable d’information produite par et pour un territoire : des données socio-économiques aux capteurs sonores, en passant par les sites web des organisations. Ce sont des variables d’interprétation qui engendrent de multiples vues qui seront également lues selon différents prismes.
Cette représentation par « compilation, traitement, projection », cette énonciation territoriale questionne le rôle des « faiseurs de mapa », les curseurs qu’ils actionnent et l’inférence sur une projection devant objectiver le réel.

- Mariannig Le Béchec, Maître de Conférences en sciences de l’information et de la communication, Université de Poitiers, laboratoire CEREGE
- Giovianni Fusco, Chargé de Recherche CNRS, UMR ESPACE, Université Nice Sophia Antipolis
- Discutante : Céline Masoni-Lacroix, Maître de Conférences en Sciences de l’Information et de la Communication, Université Nice Sophia Antipolis, laboratoire I3M

16:30 – Digital humanities, traces sociales et représentations : un champ d’étude privilégié pour les SIC?
L’humanisme, “l’humain est la mesure de toute chose” est consubstantiel de la notion de dispositif. Dans une dialectique complexe d’asservissement et de libération, les dispositifs ont produit ce Sujet qui permet à Peter Sloterdijk de définir l’humanisme à partir de “Grosses lettres envoyées à des amis inconnus”. Au regard de cette manière de concevoir l’humanisme, les humanités numériques portent peut-être mal leur nom. En un sorte de renversement copernicien, elles délogeraient en effet le Sujet de la position centrale qu’il avait au moins théoriquement acquise au sein des dispositifs. Le Sujet, alors même qu’il s’auto-célèbre comme “ego” et s’incarne réellement via l’interactivité, se trouve simultanément dilué sous forme de traces numériques qu’il s’agit de compiler, d’analyser, de traiter en une sorte d’arrangement collectif d’énonciation de désirs immédiats ou si l’on préfère de flux d’informations. Le rapport des humanités aux nouvelles humanités numériques ne peut cependant se réduire à cette opposition radicale entre Sujet et Information. La spécificité des sciences de l’information et de la communication s’enracine au contraire dans une tentative de mesurer concrètement comment ce rapport sujet/information construit une réalité qui ne peut se réduire à l’humanisme ni aux humanités numériques.
Quel rapport entre humanités et humanités digitales ? entre humanisme et humanisme numérique, transhumanisme ou post-humanisme ? Au-delà des divergences d’analyses de ces différentes notions, un point d’ancrage semble pouvoir faire consensus : l’Analyse et la Visualisation de Données est au cœur de ces questions : au cœur des méthodes de datamining constitutives des humanités digitales, au cœur de l’interfaçage toujours plus dense et intense entre homme et machine, au cœur des nouvelles formes de storytelling, de surveillance et de contrôle. La question qui se pose et qui sera posée lors de cette table-ronde, c’est celle de l’instrumentalisation des techniques d’AVD disponibles au nom de l’exploration rationnelle de nouvelles possibilités pour la science et le gouvernement, mais au prix d’une remise en question de l’autonomie, cognitive ou politique, cognitive et politique.

- Jacques Araszkiewiez, Maître de Conférences en Sciences de l’Information et de la Communication, Université Nice Sophia Antipolis, laboratoire I3M
- Damon Mayaffre, Chargé de recherches au CNRS, Directeur de l’UMR 7320, Bases, Corpus, Langage
- Discutant : Emmanuel Marty, Maître de Conférences en Sciences de l’Information et de la Communication, Université Nice Sophia Antipolis, laboratoire I3M

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